entreprise 2.0

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Flashback sur le premier Barcamp Ch’ti

Lundi, mai 26th, 2008

Ce samedi a eu lieu le premier barcamp Ch’ti à l’ESC Lille. Ce fut une très bonne expérience et l’occasion de rencontrer et échanger avec de grands noms du monde collaboratif : Bertrand Duperrin, Louis Naugès, Xavier Aucompte et bien d’autres…

Comme annoncé, j’y ai réalisé en tout début de session une présentation suivie d’un débat resituant le contexte dans lequel l’E2.0 s’inscrit, les enjeux techniques, manageriaux et humains pour l’entreprise.
La conclusion du travail que j’ai réalisé avec Julie Debruyne et Victorien Hallynck (tous deux étudiants de ma promotion à l’Iteem et ayant suivi le MSc à l’ESC Lille) étant que le grand challenge de l’entreprise qui souhaite évoluer sera de gérer une révolution sociale liée à ces évolutions. Révolution générée par le refus des managers de voir leur pouvoir (lié en partie à la détention d’information non connue par les autres) se dissoudre (ou plus précisément être transformé) du fait de l’accroissement de la transversalité et des échanges d’information dans l’entreprise.

J’ai eu l’honneur d’avoir comme participant Martin Roulleaux Dugage, grand nom du KM et auteur de l’édifiant « Organisation 2.0 : Le knowledge management nouvelle génération ».

Voici les slides de ma présentation :

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Vous retrouverez très prochainement dans l’onglet Essais / Publications du bandeau de droite la revue de littérature (préalable au mémoire) qui a servi de source à la présentation.

Pour les retours sur cette journée exceptionnelle, je ne vais pas réécrire ce qui est déjà très bien dit par d’autres… Je vous conseille d’aller lire les articles de Bertrand Duperrin et de Xavier Aucompte.

Mon coup de cœur du barcamp va à la Fing et son « carrefour des possibles », concept permettant à des personnes de tous horizons de se rencontrer autour de la présentation de projets d’innovation, et de générer de la créativité à travers ces échanges de personnes issues de « mondes » différents ! Un concept déjà bien développé par nos amis nord-américains et qui s’instaure en France pour notre plus grand plaisir !

Ma soirée s’est terminée par un échange lui aussi très enrichissant, autour d’une bonne carbonnade flamande et de bières locales (cadre Ch’ti oblige), en compagnie de Thierry Faucher (Auchan), Yves Duron et Fabien Lair (Next Modernity).

Bravo aux geemiks et plus particulièrement à Isabelle Brisset qui ont fait de cet événement une véritable réussite !

Vers une révolution des classes en entreprise

Lundi, avril 28th, 2008

La généralisation de la mondialisation (aux entreprises de toutes tailles et de toutes situations géographiques) a entraîné la nécessité pour celles-ci d’innover et donc de collaborer. La notion de transversalité à découlé de cette logique et s’est vue renforcée par celle de virtualité, qui gagne l’entreprise à grands pas. 

D’un point de vue organisationnel et technologique,  on comprend bien que l’on va devoir faire face à des bouleversements conséquents, mais surmontables tant que l’on sait s’y prendre et que la culture d’entreprise ne fait pas blocage. 

D’un point de vue humain, puisque la connaissance se diffuse et que l’information devient accessible à tous les niveaux, les relations de pouvoir – jusqu’ici basées en partie sur la détention d’une information « stratégique » non connue par les autres – sont bouleversées. Le manager n’a alors plus le « pouvoir sur quelque chose » mais  le « pouvoir de faire quelque chose ».
Nuance non sans effet sur la fonction de manager. 

On se rend alors compte que les manager qui ont établi leur « supériorité » depuis plusieurs années risquent de faire blocage à l’avènement de la libre-circulation de l’information dans l’entreprise afin de conserver leur pouvoir.

A l’opposé, les niveaux plus bas dans la hiérarchie actuelle des entreprises, capitalisant de l’information et la transformant en connaissance, vont vouloir revendiquer leur nouveau pouvoir. 

Le transfert du lieu de pouvoir en entreprise risque de faire de nombreux remous voir même de donner naissance à ce que l’on pourrait appeler une « révolution des classes en entreprise ».
Le management de cette révolution sera l’un des grands challenges de l’entreprise de demain.