Flashback sur le premier Barcamp Ch’ti
Ce samedi a eu lieu le premier barcamp Ch’ti à l’ESC Lille. Ce fut une très bonne expérience et l’occasion de rencontrer et échanger avec de grands noms du monde collaboratif : Bertrand Duperrin, Louis Naugès, Xavier Aucompte et bien d’autres…
Comme annoncé, j’y ai réalisé en tout début de session une présentation suivie d’un débat resituant le contexte dans lequel l’E2.0 s’inscrit, les enjeux techniques, manageriaux et humains pour l’entreprise.
La conclusion du travail que j’ai réalisé avec Julie Debruyne et Victorien Hallynck (tous deux étudiants de ma promotion à l’Iteem et ayant suivi le MSc à l’ESC Lille) étant que le grand challenge de l’entreprise qui souhaite évoluer sera de gérer une révolution sociale liée à ces évolutions. Révolution générée par le refus des managers de voir leur pouvoir (lié en partie à la détention d’information non connue par les autres) se dissoudre (ou plus précisément être transformé) du fait de l’accroissement de la transversalité et des échanges d’information dans l’entreprise.
J’ai eu l’honneur d’avoir comme participant Martin Roulleaux Dugage, grand nom du KM et auteur de l’édifiant « Organisation 2.0 : Le knowledge management nouvelle génération ».
Voici les slides de ma présentation :
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Vous retrouverez très prochainement dans l’onglet Essais / Publications du bandeau de droite la revue de littérature (préalable au mémoire) qui a servi de source à la présentation.
Pour les retours sur cette journée exceptionnelle, je ne vais pas réécrire ce qui est déjà très bien dit par d’autres… Je vous conseille d’aller lire les articles de Bertrand Duperrin et de Xavier Aucompte.
Mon coup de cœur du barcamp va à la Fing et son « carrefour des possibles », concept permettant à des personnes de tous horizons de se rencontrer autour de la présentation de projets d’innovation, et de générer de la créativité à travers ces échanges de personnes issues de « mondes » différents ! Un concept déjà bien développé par nos amis nord-américains et qui s’instaure en France pour notre plus grand plaisir !
Ma soirée s’est terminée par un échange lui aussi très enrichissant, autour d’une bonne carbonnade flamande et de bières locales (cadre Ch’ti oblige), en compagnie de Thierry Faucher (Auchan), Yves Duron et Fabien Lair (Next Modernity).
Bravo aux geemiks et plus particulièrement à Isabelle Brisset qui ont fait de cet événement une véritable réussite !
Barcamp Lille « Usages et Entreprise 2.0″
« Usages et Entreprise 2.0″ C’est le nom donné au premier Barcamp Lille qui se déroulera le samedi 24 mai 2008 dans les locaux de l’ESC Lille, à partir de 12h. Près de 200 participants de différents horizons sont attendus !
J’y présenterai la réflexion issue du travail sur « les organisations virtuelles et la transversalité », réalisé avec Julie Debruyne et Victorien Hallynck pendant mon année de MSc.
Alors n’hésitez plus : inscrivez-vous ici ou faites un tour sur le blog du barcamp !

Vers une révolution des classes en entreprise
La généralisation de la mondialisation (aux entreprises de toutes tailles et de toutes situations géographiques) a entraîné la nécessité pour celles-ci d’innover et donc de collaborer. La notion de transversalité à découlé de cette logique et s’est vue renforcée par celle de virtualité, qui gagne l’entreprise à grands pas.
D’un point de vue organisationnel et technologique, on comprend bien que l’on va devoir faire face à des bouleversements conséquents, mais surmontables tant que l’on sait s’y prendre et que la culture d’entreprise ne fait pas blocage.
D’un point de vue humain, puisque la connaissance se diffuse et que l’information devient accessible à tous les niveaux, les relations de pouvoir – jusqu’ici basées en partie sur la détention d’une information « stratégique » non connue par les autres – sont bouleversées. Le manager n’a alors plus le « pouvoir sur quelque chose » mais le « pouvoir de faire quelque chose ».
Nuance non sans effet sur la fonction de manager.
On se rend alors compte que les manager qui ont établi leur « supériorité » depuis plusieurs années risquent de faire blocage à l’avènement de la libre-circulation de l’information dans l’entreprise afin de conserver leur pouvoir.
A l’opposé, les niveaux plus bas dans la hiérarchie actuelle des entreprises, capitalisant de l’information et la transformant en connaissance, vont vouloir revendiquer leur nouveau pouvoir.
Le transfert du lieu de pouvoir en entreprise risque de faire de nombreux remous voir même de donner naissance à ce que l’on pourrait appeler une « révolution des classes en entreprise ».
Le management de cette révolution sera l’un des grands challenges de l’entreprise de demain.
MonsieurParking.com
Hier, 4 amis de ma promo (Iteem 2008) ont lancé leur entreprise : MonsieurParking.
Vous vous énerviez à tourner des heures en voiture pour trouver une place de parking en ville ? Eh bien dorénavant, cela ne vous arrivera plus !
MonsieurParking est le premier service français de location de parkings privés sur Internet.
Le concept est basé sur la mise en relation de personnes détenant des places de parking privé qu’elles n’utilisent pas (ou peu), et de demandeurs qui cherchent des places pour se garer en ville.
Ayant fait partie des bêta-testeurs, j’ai pu faire le tour de l’application aussi bien du côté « vendeur » que du côté « acheteur ». Je l’ai trouvée réellement bien pensée, intuitive, agréable, et donc accessible à tous.
Le portail MonsieurParking permet entre autres de géolocaliser les parkings et de gérer dynamiquement les réservations.
Le système de recherche avancée par filtres est très performant et permet de trouver très efficacement et en un minimum de temps la place qui nous convient.
Une fois votre place trouvée, le demandeur et le loueur sont mis en relation, et un système de paiement sécurisé en ligne permet de réaliser la transaction en toute tranquillité.
Il ne vous reste plus qu’à aller retirer si nécessaire la clé ou le bip d’accès au garage loué auprès du loueur et à profiter de votre nouvelle place de parking !
Coup de chapeau à eux 4 qui ont développé leur projet pendant leurs études et ont été lauréats du concours « Graines de Boss » organisé par MédiaBoard et M6, parrainé par le fondateur de PriceMinister.C’est la deuxième création d’entreprise pre-graduate de notre promo.
Sébastien Herman et Grégoire Lengaigne sont ainsi devenus les co-gérants de cette PME.
L’employabilité des étudiants passe par la différenciation
J’ai récemment eu l’occasion de rencontrer Bertrand Duperrin lorsqu’il rendait visite aux responsables de la médiathèque de l’ESC Lille. Rencontre très enrichissante, qui m’a donnée l’opportunité de réfléchir sur l’employabilité des étudiants. Idéalement, nous ne devrions plus apprendre aux étudiants à rédiger leur CV. Non parce que ce serait inné, mais parce que celui-ci deviendrait quasi inutile. En effet, en les formant et les incitant à utiliser les technologies de « téléchargement vers l’amont » (Thomas Friedman), on leur permettrait de se différencier sur le web, et ainsi de se faire repérer par de futurs employeurs.
J’ai par ailleurs participé à une réunion entre la direction de l’Ecole Centrale de Lille, celle de L’Iteem et des représentants élèves des deux formations, durant laquelle Etienne Craye (Directeur de l’EC Lille) a souligné qu’avec la globalisation du marché du travail (et spécifiquement l’arrivée d’ingénieurs indiens et chinois dans le domaine de l’ingénierie), les élèves doivent réfléchir à la manière de s’ouvrir aux autres et de se différencier des autres pour être employables. Je pense que cette différenciation peut non seulement être faite grâce à la publication de contenu sur le web comme je viens de l’évoquer (par l’intermédiaire d’un blog ou site perso) mais aussi par la co-écriture d’articles dans des revues spécialisées (de préférence à portée nationale ou internationale), voire même de livres.
Du point de vue de l’entreprise, comme le disait Franck Tognini lors d’une conférence organisée par ICC mardi dernier, la mise en ligne d’une offre d’emploi par une entreprise est un signe d’échec. Échec car elle n’a pas su trouver dans son réseau la personne qui puisse répondre à ses attentes. On pourrait prolonger la logique en avançant que la publication d’une offre implique le traitement de centaines de CV. D’où une perte de temps.
Si l’on croise ces deux points de vue, on peut deviner que le travail des responsables de recrutement en entreprise risque d’évoluer dans les années qui viennent. (Si le processus n’est pas déjà entamé, mais je n’ai pas une assez bonne vision de la GRH actuelle dans les entreprises pour le confirmer). L’importance du réseau professionnel va s’accentuer et sa notion est en train d’ être redéfinie.
J’ai ainsi été étonné en passant des entretiens d’embauche de voir qu’aucune personne devant laquelle je me « vendais » n’avait eu la curiosité de taper mon nom dans google. Il me semblait pourtant évident de me renseigner de mon côté sur la personne avec qui j’allais avoir l’entretien.
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Mais tout ceci nécessite une prise de conscience de la part des étudiants eux-mêmes (ci qui n’est pas encore gagné !) et un support de leur encadrement scolaire (Les responsables de la médiathèque de l’ESC Lille sont déjà bien avancées sur ce point).
Il faut bien entendu relativiser mes propos, car on imagine bien que tous les étudiants ne sauront ne voudront, ou ne pourront se différencier sur le web ni publier d’articles dans des revues spécialisées.</body>

