N’investissez pas dans le pétrole, investissez dans la terre ! C’est plus lucratif !

Après la révolution industrielle et la révolution des services, la 3è révolution serait-elle agricole ?

Cela pourrait paraître anachronique étant donné que la révolution industrielle nous a fait passer d’une société agraire à une société industrielle… Il y a de cela près de 2 siècles ! Pourquoi y reviendrait-on alors ?

Le reportage « Planète à vendre« , primé le week-end dernier au Festival International du Grand Reportage d’Actualité (FIGRA) présente ces nouveaux enjeux économiques liés à la terre cultivable.

Cette révolution, se déroule en ce moment, en silence, et est menée par des investisseurs de plus en plus nombreux. Le pétrole ne serait plus le meilleur placement à long terme ? Et lorsque l’on y réfléchit, il y a une certaine logique.

Comment allons-nous nous nourrir dans les années à venir ?

Avec une explosion démographique sur une planète dont les terres arables sont limitées et avec un niveau de vie qui augmente, la nourriture devient un enjeu crucial. Les investisseurs ont bien compris que la nourriture pouvait être un actif bien plus lucratif que le pétrole, la technologie ou les services.

Cette révolution a été entamée par des pays ou la quantité de terres arables ne permet où ne permettra pas a terme d’assurer la survie alimentaire de sa population (Arabie-Saoudite, Inde, Chine, Japon). Ces pays, par l’intermédiaire d’investisseurs, ont pris le parti de racheter ou de louer des terres arables dans les pays qui en possèdent.

Les critères de choix pour ces investisseurs sont simples : terre arable, accès a l’eau (irrigation), accès a des moyens de transport pour l’export de ces matières premières (notamment maritime).

L’Amérique Latine, l’Afrique, l’Océanie et maintenant l’Europe de l’Est et la Russie sont les territoires de conquête privilégiés de ces investisseurs.

Qu’ils soient français, saoudiens ou indiens, le pragmatisme et parfois le cynisme de cette nouvelle vague d’entrepreneurs et d’investisseurs nous ouvre les yeux sur ces enjeux économiques.

Mais quelle est la stratégie des pays qui revendent ces terres et risquent (ou vivent déjà) une pénurie de denrées alimentaires pour leur propre population ? Certains gouvernements, comme en Éthiopie, misent sur le fait d’exporter l’intégralité de la production du pays, et de réimporter, grâce à l’argent engendré, la nourriture nécessaire à l’alimentation de sa population.

Dans une économie incertaine ou le cours des matières premières est volatile et imprévisible, mais surtout indépendant du pays exportateur, c’est un pari plus que risqué.

Après des déséquilibres Nord-Sud, nous voyons se dessiner des déséquilibres Sud-Sud. Une révolution de l’ordre mondial serait en marche actuellement ?

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Nous devons apprendre a réinventer nos métiers

Régulièrement nous entendons que des entreprises, syndicats ou groupements professionnels réclament des aides et subventions car leur activité économique est en déclin.

Si ce déclin a lieu, c’est pourtant que quelque chose a changé dans l’écosystème de cette entreprise ou de ce secteur d’activité : de nouveaux concurrents (parfois étrangers) sont arrivés, la demande est moins forte car les besoins des clients ont peut-être évolué, le coût des matières premières a augmenté, etc.

Logiquement, qui dit changement dans l’écosystème dit nécessité pour l’entreprise ou l’activité de s’adapter, d’évoluer, de se réinventer pour tenir compte de cette nouvelle donne. Pour autant, bon nombre d’entreprises ou de secteurs crient au « grand méchant loup » en pointant du doigt la concurrence qui fait de l’ombre ou le marché qui s’émiette. Certains se tournent parfois simplement vers l’état en demandant une aide afin de continuer leur activité comme avant.

Mais est-il judicieux pour un état d’aider voire de subventionner ce secteur pour qu’il continue a tourner selon son mode de fonctionnement « historique », et donc déconnecté de la nouvelle réalité de l’écosystème ?
Est-ce viable a long terme ?
A quelques exceptions prés, je ne pense pas.

Je pense que face aux évolutions et révolutions qui apparaissent dans son écosystème, une entreprise a la nécessité et le devoir de se remettre en question, de faire évoluer son fonctionnement ou son offre, pour s’adapter a ce nouvel écosystème.
Elle doit aussi parfois savoir mettre la clé sous la porte si les révolutions dépassent sa capacité d’adaptation.
Ce travail d’adaptation est difficile, nous sort de notre « zone de confort », mais est pourtant essentiel.

C’est grâce a notre capacité d’adaptation et à notre capacité à réinventer nos business models pour répondre au nouveaux enjeux et aux nouvelles règles du jeu que nous continuerons d’exister.

Qu’en pensez-vous ?

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Bonjour, Merci, Bravo

J’ai eu l’opportunité d’échanger avec Antoine Bouchez, consultant dans le domaine de l’économie sociale et solidaire.
Nous avons évoqué les problématiques d’engagement des collaborateurs, de reconnaissance de leur travail et du sens que l’on donne à leurs activités.

Il m’a exposé une « théorie » très simple mais très efficace qu’il essaie de mettre en place dans bon nombre d’organisations qu’il accompagne sur des problématiques d’engagement des collaborateurs. C’est la théorie du « Bonjour, Merci, Bravo« . Ces trois mots clés doivent devenir monnaie courante dans le vocabulaire des responsables d’entreprise :

Bonjour : Le manager se doit de dire bonjour à chacun de ses collaborateurs lorsqu’il traverse les bureaux. Cette formule de politesse sert d’introduction au travail, et permet de tisser un lien amical. Étant un meneur d’hommes, le manager doit connaître ses collaborateurs, que ce soit simplement leur nom ou même leurs situations personnelles. Le business est avant tout une relation d’homme à homme. La connaissance des collaborateurs avec qui l’on travaille est ainsi la première clé pour que ceux-ci se sentent exister en tant qu’individus au sein de l’entreprise. Cela montre aussi que l’on prend en considération les problématiques personnelles dans l’environnement de travail, et que les deux mondes ne sont pas opposés.

Merci : Dire merci lorsqu’un collaborateur a accompli une tâche qu’on lui avait demandée. Cette attention toute simple exprime la reconnaissance du travail accompli ou du temps passé sur un sujet et l’acceptation de ce qui a été produit. Cette formule de politesse montre au collaborateur que son travail a eu une « écho », qu’il a été pris en considération. Le collaborateur sera donc d’autant plus motivé pour continuer dans cette voie et effectuer les tâches qu’on lui demande.

Bravo : Si la production du collaborateur dépasse l’objectif qui lui était fixé, il est impératif de lui dire « bravo ». Cela montre que son effort a été perçu et que son engagement est reconnu. Cela l’incitera aussi à se dépasser lors des prochaines tâches qu’il devra effectuer. L’idéal est que le « Bravo » soit public, afin que le collaborateur devienne un « exemple » pour les autres et que la reconnaissance du travail bien fait soit perçue aussi par les autres collaborateurs.

Ces trois mots clés doivent ainsi devenir un réflexe chez les responsables, afin de bâtir une relation humaine qui aura une incidence directe sur l’accroisement de l’engagement des collaborateurs. En clair, c’est un levier managérial formidable et très simple !

Paradoxalement, la majeure partie des responsables d’entreprise, qui ont pourtant effectué de prestigieuses études, sont ceux qui mettent le moins naturellement en pratique cette théorie du « Bonjour, Merci, Bravo ». A contrario, les dirigeants sans bagage éducatif qui ont grimpé au fur et à mesure les échelons de l’organisation sont ceux qui le mettent le plus naturellement en pratique… Et sont ceux qui ont le plus de reconnaissance et de considération de la part des employés !

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Créer une entreprise en 10 étapes (SAS)

Lorsque l’on lance une entreprise, que ce soit pour payer un fournisseur ou pour facturer rapidement un client, il est parfois nécessaire de créer rapidement une structure juridique et de se doter d’un compte bancaire.

Voici un retour d’expérience sur les étapes consécutives à suivre lorsque l’on souhaite faire les démarches par soi-même et que l’on souhaite optimiser le processus parfois long et fastidieux.

Dans le cas étudié ici, voici les « paramètres » de la création : SAS, Président de nationalité française non salarié, pas de Dirigeant nommé.

Les étapes et documents mentionnés ci-dessous peuvent différer si l’un de ces « paramètres » change.

  1. Choisissez la raison sociale de votre entreprise, définissez l’objet (l’objet principal est primordial) et la répartition du capital entre les actionnaires, fixez la domiciliation
  2. Choisissez la forme juridique en fonction de vos besoins (dans notre cas, SAS)
  3. Rédigez un premier « projet de statuts« 
  4. Choisissez votre banque (1 rdv pour discuter des tarifs et avoir un premier contact)1
  5. Ouvrez le compte dans la banque choisie et déposez-y les fonds. À titre indicatif, voici les papiers nécessaires à l’ouverture du compte (dépend des banques et de la forme juridique) :

    • Justificatif de domicile de tous les associés (facture EDF, gaz, eau. Quittance de loyer ou facture internet déconseillé)
    • Justificatif d’identité de tous les associés
    • Projet de statuts (non signés… c’est simplement un projet !)
    • Attestation de domiciliation de la société

    N’oubliez pas de demander les justificatifs suivants à la banque :

    • Certificat du dépositaire des fonds (2 exemplaires originaux datés et signés par la banque)
    • Liste des souscripteurs (2 exemplaires originaux datés et signés par tous les actionnaires)
  6. Faites paraître une annonce dans un Journal d’Annonces Légales (JAL) (~80€)
    N’oubliez pas de demander le Bon À Tirer (BAT) daté et signé comme justificatif de parution
  7. Déposez votre dossier au CFE, comprenant :

    • Statuts définitifs (3 exemplaires originaux paraphés et signés par tous les actionnaires)
    • Certificat du dépositaire des fonds (2 exemplaires sus-cités)
    • Liste des souscripteurs (2 exemplaires sus-cités)
    • Attestation de domiciliation de la société
    • Justificatif de parution au JAL (1 copie du document sus-cité)
    • Justificatif d’identité du Président (1 copie – Passeport ou carte nationale d’identité)
    • Déclaration sur l’honneur de non condamnation et de filiation du Président (1 exemplaire signé en original)
    • Formulaire Cerfa M0 complété (3 exemplaires signés en original par le Président)
    • Chèque pour l’immatriculation, à l’ordre de M. le Greffier du Tribunal de Commerce (~85€)
  8. Une fois l’extrait de K-Bis reçu par le Greffe (en 4 exemplaires), retournez-en 1 à la banque pour débloquer le capital.
  9. Vous pouvez maintenant payer votre fournisseur ou encaisser votre premier contrat !
  10. Dans le mois qui suit votre immatriculation au RCS (marqué par la délivrance du K-Bis), déclarez votre activité au centre des impôts (seuls 2 exemplaires des statuts signés en original sont demandés)

Si vous optimisez bien votre agenda et que les étapes 1, 2 et 3 ont été préalablement traitées, vous pouvez vous en sortir en moins de 10 jours :

  • Jour 1 : étape 4
  • Jour 3 : étape 5
  • Jour 4 : étapes 6 et 7
  • Jour 8 : étape 8

Deux points d’attention pour éviter de rallonger le délais :

  1. Sur tous vos documents, la raison sociale, la domiciliation et l’objet principal de l’entreprise doivent être strictement identiques.
  2. Concernant la banque, dès réception des moyens de paiement et des codes d’activation (notamment pour les offres de banque en ligne), enregistrez un premier destinataire de virement (sans effectuer de virement – enregistrez le Président par exemple) car dans certains cas, la validation du premier destinataire devra se faire par la poste, entraînant des délais supplémentaires pouvant être gênants notamment si le paiement d’un fournisseur est urgent.

1 Si vous êtes dans la capacité d’autofinancer le début de votre activité, le choix de la banque se fera sur les frais de gestion et de mouvements plus que sur le montant du financement accordé ou le découvert autorisé. Le choix est donc simplifié et quasiment aucune négociation n’aura lieu, vous irez donc plus vite.

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République du bacon : un exemple canadien de marketing 2.0

Le marketing 2.0 est encore un véritable laboratoire. Il n’existe pas de recette miracle. Un grand nombre de marques se lancent dans cette quête, à l’instar des intiatives de Ikea sur Facebook ou encore WholeFoods sur Twitter.

Pourquoi la publicité évolue ? Simplement parce que les consommateurs ne prêtent plus attention aux publicités traditionnelles disruptives (c’est à dire qui l’interrompent pour capter le message publicitaire).

Nous sommes de plus en plus critiques face à la publicité. Le marketing doit donc trouver de nouvelles alternatives en utilisant notamment les nouveaux médias.

La force de ces nouveaux médias est dans le processus de recommmandation. Si je reçois une publicité par l’intermédiaire d’un ami, j’y prêterai attention et le message aura plus d’impact. Les réseaux sociaux revêtent donc une importance cruciale pour les marques.

« République du Bacon » est un exemple de campagne publicitaire 2.0 décalée. Lancée par la société canadienne Aliments Maple Leaf, la marque a créé un univers dédié au bacon, décorrélé du site de la marque porteuse et exempt du logo de celle-ci. Cette république a son hymne, une boutique de souvenirs, une galerie d’art, des conseils recettes, des concours. Et tout cet univers est interfacé avec Facebook.

Ce qui est frappant, c’est que le visiteur ne se rendra pas nécessairement compte qu’il se trouve sur un site publicitaire. Pour autant, incité à consommer du bacon, quand il se retrouvera en magasin il achètera ce bacon sans hésiter.

Même s’il n’existe pas de recette miracle, quelques ingrédients semblent entrer dans la recette : l’effet de surprise, le jeu et le divertissement, l’échange entre la marque et le consommateur.
Une bonne campagne 2.0 doit surprendre le consommateur à des endroits où il s’attend le moins à avoir de la publicité.

Peut-on parler de fin de la publicité ? Certainement non. Elle doit simplement se faire plus discrète, plus authentique, plus proche des gens. Le paradoxe étant qu’on ne doit plus la voir !

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous de bons exemples de campagnes 2.0 réussies ?

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